Sur une photo prise quelques jours avant Ton départ je découvre ce rictus qu'on ose maintenant me décrire. la fixité du regard, mon visage tiré ma peau presque transparente. Une copine me racontes, un jour les stratagémes dont j'usais lorsqu'elles avaient rendez-vous, pour me voir, d'abord à mon insu cachée derriére un pilier ou un abribus, avoir le temps de s'habituer. Ils disent " tu faisais tellement peur, tu avais l'air tellement déterminée tellement lointaine." Ils disent on ne savait pas comment t'aborder, te parler, tu étais innaccessible. Nous aussi on faisait des efforts pou avaler notre salive." ils me regardaient m'étioler, de l'exterieur avec une sorte de résignation désolée. La plupart se sont tus, ils ont fait comme si de rien n'était, ou bien ils se sont éloignés en sifflotant. Certains ont céssé de me voir, mais les autres se sont accrochés aux rideaux. j'ai toujours une pensée pour ceux qui ne m'ont jamais laissée tomber , qui continuait d'appeler, de passer, sans jamais rien recevoir de ma part. Je promettais, pots, cinémas, bouffes, toujours impossibles, reportés, annulés. Je gavais mon agenda de rendez vous et m'enfonçais chaque jours un peu plus dans la solitude.Je jonglais avec les pretextes, les excuses, les imprévus parce que je ne pouvais plus suivre, parce que je ne pouvais pas dire simplement je ne peux plus je ne peux m'asseoir, voilà c'est tout je ne savais plus rien faire d'autre que bruler mon corps de l'interieur, ça me donné l'impression d'avoir chaud mais en réalité j'avais froid. mais ça je ne pouvais pas leur dire.

Sur une photo prise quelques jours avant Ton départ je découvre ce rictus qu'on ose maintenant me décrire. la fixité du regard, mon visage tiré ma peau presque transparente. Une copine me racontes, un jour les stratagémes dont j'usais lorsqu'elles avaient rendez-vous, pour me voir, d'abord à mon insu cachée derriére un pilier ou un abribus, avoir le temps de s'habituer. Ils disent " tu faisais tellement peur, tu avais l'air tellement déterminée tellement lointaine." Ils disent on ne savait pas comment t'aborder, te parler, tu étais innaccessible. Nous aussi on faisait des efforts pou avaler notre salive." ils me regardaient m'étioler, de l'exterieur avec une sorte de résignation désolée. La plupart se sont tus, ils ont fait comme si de rien n'était, ou bien ils se sont éloignés en sifflotant. Certains ont céssé de me voir, mais les autres se sont accrochés aux rideaux. j'ai toujours une pensée pour ceux qui ne m'ont jamais laissée tomber , qui continuait d'appeler, de passer, sans jamais rien recevoir de ma part. Je promettais, pots, cinémas, bouffes, toujours impossibles, reportés, annulés. Je gavais mon agenda de rendez vous et m'enfonçais chaque jours un peu plus dans la solitude.Je jonglais avec les pretextes, les excuses, les imprévus parce que je ne pouvais plus suivre, parce que je ne pouvais pas dire simplement je ne peux plus je ne peux m'asseoir, voilà c'est tout je ne savais plus rien faire d'autre que bruler mon corps de l'interieur, ça me donné l'impression d'avoir chaud mais en réalité j'avais froid. mais ça je ne pouvais pas leur dire.
Craquelure, césure, fissure, fracture, cassure, blessure. &é je suis toujour là .
Je suis violente dans ma vie, je suis avide de douleur. Non je ne suis pas quelqu'un de bien. Trop d'usure, trop de fatigue. Aucune modération. Craque, craque, ne s'en sort pas, se noie, refait surface, est écrasée, par le poids des saletés. Je suis dégoutante, je suis sourde au monde, aveugle aux autres. Dégueulant de manière si abusive et ostentatoire, je suis sans aucun doute vulgaire.
Vous voulez savoir quelque chose sur moi? Je me sens vieille.
Autre chose?

# Posted on Saturday, 27 September 2008 at 4:27 AM

Edited on Saturday, 28 November 2009 at 4:25 PM

Dîtes, vous souvenez-vous de moi ? Je ne pensait qu'à lui et à la photographie. J'aimais l'écriture. La musique et la vodka. Mes amies et lui éspérait que je devienne une artiste. Je crois bien que j'ai réussi. j'etais l'artiste des sentiments oubliés. Le plus grand réconfort, dans la vie, c'est de regarder par-dessus son épaule et de voir des gens plus malheureux que vous, qui font la queue derrière mais c'est toujours compliqué de sourire quand on en a pas envie de se taire quand on a besoin de parler mais est ce que tout ceci a encore un sens ? L'amour et la confiance sont-ils un seul et même sentiment ? Oui, du moins c'est ce que je pensais. J'aspirais à ma tranquillité d'esprit comme on songe à recommencer sa vie. En partageant le malheur des autres, il arrive que nous nous protégions de celui qui, confusément encore, nous menace ; la compassion peut être une distraction. Mais quand la souffrance est là, il peut y avoir, plus qu'une consolation, une paradoxale euphorie d'en éprouver l'universalité. Au contact des personnes qui sont dans le chagrin, ou à peine sorties de l'adversité, ma propre infortune se diluait mais ne se dissipait pas, agissant à la manière d'un café trop fort qu'on allonge, ce qui le rend, dit-on, encore plus stimulant. Me fondre dans le malheur du monde ne me faisait pas ressentir moins douloureusement celle dont je pensais être touchée, cela l'exaltait souterrainement. Sans y prêter attention les pages que j'avais écrites il y a si longtemps se sont échappées de mes mains et se sont éparpillées par terre. J'ai pensé : Qui ? Et comment ? J'ai pensé : Après toutes ces... Ces quoi ? Ces annéesEn m'agenouillant pour ramasser les pages noircis de mots, les questions défilées. Est cette insensibilité qui te rendais aussi vide ? Est ce moi qui étais trop amère ? Ma première vrai rupture en direct j'aurais jamais cru que ça serait pareil qu'un accident de voiture, un violent coup de frein et je me prends un choc émotionnel de plein fouet. Etais est ce entièrement ma faute ? C'est bizarre ce qui peut a pu me traverser l'esprit dans des moments pareils d'ailleurs c'est quoi l'amour est ce aussi fugace ? Apres ma rupture plus j'essayais de dormir moins j'étais fatiguée j'étais bien éveillée j'ai tout essayé j'étais tout simplement immnisé contre le sommeil. J'existais très peu, physiquement. J'étais vague, brouillée, incertaine, j'étais à peine. Un peu là beaucoup ailleurs. J'avais ce besoin d'évoquer certains êtres qui illuminé mon parcours me tenaillaient depuis que j'avais découvert qu'ils occupaient mes nuits. L'histoire de tous avait eu raison de son histoire à lui. Il avait pourri la promesse. C'est un beau jour de printemps parisien pourtant certaines nuits encore le manque d'amour réveille me réveille en pleine nuit, me rappelant que je suis seule et que j'ai l'impression d'étouffer, je me lève boire un verre d'eau, mais l'amour qui n'est pas là me coupe le souffle une nuit de plus.

Dîtes, vous souvenez-vous de moi ? Je ne pensait qu'à lui et à la photographie. J'aimais l'écriture. La musique et la vodka. Mes amies et lui éspérait que je devienne une artiste. Je crois bien que j'ai réussi. j'etais l'artiste des sentiments oubliés. Le plus grand réconfort, dans la vie, c'est de regarder par-dessus son épaule et de voir des gens plus malheureux que vous, qui font la queue derrière mais c'est toujours compliqué de sourire quand on en a pas envie de se taire quand on a besoin de parler mais est ce que tout ceci a encore un sens ? L'amour et la confiance sont-ils un seul et même sentiment ? Oui, du moins c'est ce que je pensais. J'aspirais à ma tranquillité d'esprit comme on songe à recommencer sa vie. En partageant le malheur des autres, il arrive que nous nous protégions de celui qui, confusément encore, nous menace ; la compassion peut être une distraction. Mais quand la souffrance est là, il peut y avoir, plus qu'une consolation, une paradoxale euphorie d'en éprouver l'universalité. Au contact des personnes qui sont dans le chagrin, ou à peine sorties de l'adversité, ma propre infortune se diluait mais ne se dissipait pas, agissant à la manière d'un café trop fort qu'on allonge, ce qui le rend, dit-on, encore plus stimulant. Me fondre dans le malheur du monde ne me faisait pas ressentir moins douloureusement celle dont je pensais être touchée, cela l'exaltait souterrainement. Sans y prêter attention les pages que j'avais écrites il y a si longtemps se sont échappées de mes mains et se sont éparpillées par terre. J'ai pensé : Qui ? Et comment ? J'ai pensé : Après toutes ces... Ces quoi ? Ces annéesEn m'agenouillant pour ramasser les pages noircis de mots, les questions défilées. Est cette insensibilité qui te rendais aussi vide ? Est ce moi qui étais trop amère ? Ma première vrai rupture en direct j'aurais jamais cru que ça serait pareil qu'un accident de voiture, un violent coup de frein et je me prends un choc émotionnel de plein fouet. Etais est ce entièrement ma faute ? C'est bizarre ce qui peut a pu me traverser l'esprit dans des moments pareils d'ailleurs c'est quoi l'amour est ce aussi fugace ? Apres ma rupture plus j'essayais de dormir moins j'étais fatiguée j'étais bien éveillée j'ai tout essayé j'étais tout simplement immnisé contre le sommeil. J'existais très peu, physiquement. J'étais vague, brouillée, incertaine, j'étais à peine. Un peu là beaucoup ailleurs. J'avais ce besoin d'évoquer certains êtres qui illuminé mon parcours me tenaillaient depuis que j'avais découvert qu'ils occupaient mes nuits. L'histoire de tous avait eu raison de son histoire à lui. Il avait pourri la promesse. C'est un beau jour de printemps parisien pourtant certaines nuits encore le manque d'amour réveille me réveille en pleine nuit, me rappelant que je suis seule et que j'ai l'impression d'étouffer, je me lève boire un verre d'eau, mais l'amour qui n'est pas là me coupe le souffle une nuit de plus.
Elle se sent triste aujourd'hui. Cela ne s'explique pas plus que l'apaisement ressenti face à une ½uvre d'art. C'est comme ça, on n'y peut rien. Elle a eu beaucoup de mal à se lever, et maintenant que c'est fait, elle ne sait pas quoi faire de la longue journée qui se profile a l'horizon. Elle hésite à retourner sous ses draps et ne penser a rien. Mais finalement elle se dirige vers la penderie, allume une lampe et attend que la chaude lumière se diffuse. Sur la pointe des pieds elle cherche une boîte, tout en haut, entre les mâles, les valises et des boîtes à chaussures. Ses mains s'agitent, elle tâtonne et sent son ventre se nouer à l'idée que ce qu'elle cherche ne s'y trouve pas. Elle reconnaît alors la douce de la soie qui recouvre la chère boîte et l'attrape. Cette boîte est le trésor d'une femme de soixante ans, usée et seule. Elle la pose sur son bureau, tire les rideaux, aère la chambre, fait son lit. Quand elle se sent enfin prête, elle se décide à ouvrir la boîte des souvenirs. Voilà, elle retire le couvercle doucement, une odeur de lavande et de rose embaume instantanément la pièce. C'est l'odeur de sa jeunesse, du sud de l'Italie, de ses grands-parents qui l'ont élevé, l'odeur de ses premiers émoies, de ses premiers amours, du début de sa vie. Dieu ! C'est si loin maintenant. Elle pioche au hasard une photo d'elle, si jeune et heureuse, allongée dans l'herbe, dans le jardin ensoleillé de sa grand-mère. Elle se souvient qu'avec le maillot de bain bleu turquoise qu'elle portait ce jour-là, elle avait eu le droit à un véritable sermon de son oncle qui trouvait scandaleux qu'on puisse lui voir le ventre. A l'époque elle s'amusait à saluer les jeunes hommes et trouvait beaucoup de plaisir à les voir rougir et baisser les yeux. Elle pose la photo et redécouvre une lettre, une parmi tant d'autre, que son premier amour lui avait écrite. Celle-ci est jaunie et l'encre passée mais elle peut toujours y lire une déclaration d'amour passionnée. Comme dans toutes les autres, il déclarait à la jeune femme naïve et fragile qu'elle était alors qu'il ne voyait pas sa vie sans elle. Et elle avait cru de tout son c½ur, elle faisait confiance en cet homme, a son soit disant amour, aux rêves qu'il disait avoir pour eux deux. Cela lui avait semblé bien merveilleux. Depuis elle avait apprit à ne plus croire aux princes charmant car ses princes à elle, n'ont jamais rien eu de charment. A présent, elle tient dans ses mains un paquet de cartes postales venant d'Espagne, d'Egypte, de Londres, de Paris, de Pologne et d'ailleurs. Sa famille ou des amis qui avaient pensé a elle durant leurs vacances. Des invitations pour de nombreux mariages, elle qui était éternellement seule, il faut avouer qu'elle les avait envié. Et puis quelques faire part de décès d'amis proches, de famille éloigné, de ses grands-parents...Chaque enterrement étaient devenu une pierre dans son c½ur. L'homme qu'elle de sa vie, le seul qu'elle a vraiment aimé et qu'aujourd'hui elle aime encore, plus que tout. La laisse seul dans la sombriter , l'autre s'en fout . Les larmes inondent la boîte. C'est dure d'être seule, ça rend vieille et froide. Ça rend malheureuse et encore plus seule. Une bague en toc, serment d'une amitié inexistante à présent, mais qui paraissait ne jamais pouvoir être brisée à l'époque. Des photos, encore. Ses amis, sa meilleur amie , son meilleur amie , Maax , Sarah ... &é les autres . La photo de mariage des ses parents . Ses grands parents, sa famille lors des réunions annuelles au soleil . Les voyages, les sorties, les amourettes...Les paysages merveilleux de son enfance. Elle ferme la boîte, la range pour la dernière fois. Elle a les yeux gonflés, les larmes forment des rivières sur ses joues, les lèvres tremblantes, des images pleins la tête. Elle ferme les yeux. Elle ne les rouvrira plus

# Posted on Saturday, 27 June 2009 at 8:13 AM

Edited on Saturday, 28 November 2009 at 4:33 PM